Le plan « massif » du Président Emmanuel Macron, un pas en avant pour le social.

Un réforme avec de gros moyens.

Lors de son discours de remise des médailles à l’Élysée, le président Emmanuel Macron a annoncé un plan de 250 millions d’euros sur les trois prochaines années pour la création d’infrastructures sportives. 200 millions d’euros seront utilisés pour la construction de petits équipements de proximité et 50 millions d’euros pour la rénovation énergétique.

100 millions sont déjà prévus pour 2022. Ces budgets seront gérés par l’ANS, qui aura pour mission de créer 1000 dojos et salles d’arts martiaux ou de boxe, 1000 city stade, 500 terrains de basket 3×3, 500 terrains de tennis paddle, 500 skates parc, 200 bassins mobiles ou encore 25 salles autonomes connectées pour expérimenter de nouveaux lieux.

 

 

Un investissement pour les Jeux de Paris 2024.

L’objectif principal de cet investissement est avant tout sportif. En effet, après la performance des athlètes français lors des derniers Jeux Olympiques en dessous des attentes, le message est clair : il faudra faire mieux lors des prochains Jeux qui se dérouleront à la maison. L’idée est d’intégrer le top 5 olympique et paralympique. Un objectif qui semble tout de même compliqué étant donné l’éminence des prochains jeux. Pour de nombreux professionnels, comme Teddy Riner, l’investissement de masse aurait dû être fait bien plus tôt pour espérer une véritable répercussion sur les Jeux de Paris 2024.

 

Un investissement social pour l’avenir.

Néanmoins, le plan massif du Président Macron peut être une réussite sur le plan social. Pour cela, ces nouveaux équipements sportifs doivent créer de l’urbanité sportive et concilier une double mixité. D’un côté, ces lieux de pratiques sportives devraient permettre à différentes catégories sociales de se retrouver au sein d’un même lieu sportif et donc de générer une mixité sociale. De l’autre côté, la création de ces équipements va amener une mixité fonctionnelle, en répondant à différentes demandes comme la pratique de sport loisirs, de cours d’EPS ou encore de sport santé. Cependant, pour être une réussite, ces installations sportives doivent être pensées avec les territoires et les acteurs de terrain afin qu’elles soient réellement partagées par les scolaires, les clubs et les résidents alentour et ainsi leur potentiel exploité. Le fait que l’ANS gère seule les budgets pose sans doute question.

Faire de la France une nation sportive en 2024 : tout un programme !